Reportage n°12 - La Sée (50)

Reportage n°2 - La Sienne (50)
Reportage n°5 - Les Marais du Cotentin (50)
Reportage n°7 - La Sée et la Sélune (50)
Reportage n°11 - L'Egrenne et la Sonce (61 et 50)
Reportage n°12 - La Sée (50)
Reportage n°19 - Le Nord Cotentin (50)
Reportage n°24 - La Vire (50)
Reportage n°25 - La Sée (50)
Reportage n°27 - La Sienne (50)

Reportage n°12 - La Pêche de la truite et des grands migrateurs - La Sée (50) 

 

 

 

 

La deuxième sortie de cette saison est en fait la continuité de celle que nous avions réalisée l’année dernière sur la Sée pour rechercher des saumons de printemps.

Cette fois nous sommes allés encore plus en amont pour tenter à la fois les saumons, mais aussi les truites qui sont réellement bien présentes sur cette partie du fleuve.

 


Avant de rentrer dans le vif du sujet, je dois aborder un point très important.

Alors que nous allions débuter la pêche, l’agriculteur propriétaire des terrains est venu nous rencontrer pour se plaindre du comportement de certains pêcheurs vis-à-vis de ses clôtures.

En tant que pêcheurs, nous ne devons jamais oublier que nous pratiquons sur des terrains qui ne sont pas les nôtres et qu’il convient de respecter les aménagements, la propreté des lieux ainsi que les troupeaux et cultures.

 De même, on ne doit pas garer son véhicule dans une entrée de champs. Il en va de notre pratique à tous, nous sommes « invités » chez ces personnes, si nous voulons conserver nos terrains de jeux à nous de respecter les règles.
 

 

Un petit point sur la situation des remontées de saumons me semble également important avant de démarrer.

En effet, cette année les températures d’eau sont restées froides très longtemps et les grands poissons, ont par conséquent tardé à monter.

Compte tenu des échos, mais aussi de mes dernières sorties, il nous a semblé plus judicieux de tenter uniquement les truites sur les secteurs amont et de tenter de vous montrer un saumon en retournant plus en aval sur les secteurs prospecter l’année dernière. Au migrateur, il faut savoir se remettre en question et ne pas hésiter à se déplacer sur le cours d’eau pour intercepter les poissons lors de leur migration.

Cependant rassurez vous à l’heure ou j’écris ces lignes, les poissons sont désormais bien présents sur les secteurs que je vais vous décrire ci-dessous. Je dirais même qu’il y a des poissons tout frais arrivés et que vos chances de les toucher sont maximales.

 

Station n°1 – Amont de Cuves (50)

Nous débutons la sortie en amont de Cuves, rive droite. Nous sommes ici sur la Truite de la Sée. Cette AAPPMA est adhérente à l’EGHO.

La Sée se compose ici d’un bras principal et d’un bief. Elle reste fidèle à elle-même et dévoile au pêcheur une succession de méandres magnifiques, donnant ainsi naissance à une alternance de fosses et de radiers. La rivière large de 5 à 8 m est bordée d’aulnes et de saules. Le secteur offre de très belles veines d’eau avec des profondeurs comprises entre 20 cm et 1,40 m. Les forts débits et les faibles températures ne facilitent pas la tâche de Benjamin en charge d’explorer le cours principal. Quelques tacons et truitelles viennent cependant attaquer ses vers de terreau.


Avec Emmanuel, nous débutons sur le bief. D’une largeur moyenne de 4 m, ce dernier coule rapidement dans une ligne relativement droite. Sur le début du secteur, les saules coupés il y a peu de temps ont repoussé en cépées.

La pêche n’est pas évidente et les poissons qui semblent absents dans un premier temps se manifestent en même temps qu’une légère augmentation de température. Les poissons nageurs d’Emmanuel se font suivre par deux jolis poissons tandis que des plus petits se contentent de les pousser.

 

Pour ma part, une jolie veine d’eau me permet de toucher 2 tacons et 3 petites truites sans bouger de place. Par la suite chaque courant de ce type me livre systématiquement plusieurs poissons. Le potentiel est bien là, mais malheureusement pas les conditions. Un peu plus en aval, le bief s’élargit et la végétation rivulaire est moins dense. Les veines d’eau un peu plus larges et régulières permettent d’effectuer de très belles dérives. Ce secteur est agréable à pêcher au toc, mais le sera encore plus à la mouche ou à l’ultra léger dès que l’on sera autorisé à pêcher dans l’eau à partir du 1er mai.

 

 

Station n°2 – Le Petit Aunay – Le Mesnil Tôve (50)

 

Nous reprenons ensuite les voitures pour rendre une visite à un secteur de la Gaule Sourdevalaise adhérente elle aussi à l’EHGO.

Le parcours est situé encore plus en amont. Le contexte est le même, sauf que cette fois le bief est en rive droite. La rivière possède les mêmes caractéristiques que le secteur précédent avec un petit peu moins d’arbres en bordure. Le bief, en revanche est moins large, il offre plus de méandres et de magnifiques caches sous les racines.

 

 

Emmanuel et Benjamin pêchent le lit principal au toc, pendant que je peigne le bief au leurre. Quelques jolies truites craquent pour leurs terreaux dont un poisson de 30 cm. Les truitelles et tacons sont eux aussi bien présents. Sur les toutes petites touches, inutile de ferrer, on lève rapidement avant que le poisson n’engame et on passe à la veine d’eau suivante.

Dans le bief, quelques truitelles craquent pour mes poissons nageurs tandis que deux jolies dont une de plus de 30 cm se contente de taper du bout des lèvres sans se piquer. Pour résumer assez simplement, la rivière est plus simple à pêcher sur ce secteur que sur le précédent, en revanche pour les biefs, je conseille le premier (dans sa partie basse) pour les débutants.

 

Si vous aimez pêcher dans les fonds de vertes prairies, une rivière au cours encore sauvage avec ses méandres, ses embâcles, ses fosses et ces gravières,  je suis certain que ces deux secteurs vont vous plaire.

 

 

Station n°3 – Les Pêcheries (bis) (50)

Pour finir la journée, nous sommes retournés sur le secteur des Pêcheries pour tenter de faire un saumon de printemps. Malgré un niveau qui semblait idéal, une eau à peine piquée, une application  maximale et un secteur magnifique, nous n’aurons pas la chance de l’an dernier. A part quelques gobages de tacons, nous ne verrons pas le moindre saumon. Néanmoins, il en faut plus pour nous décourager, nous n’avons pas dis notre dernier mot…

Pour ceux qui souhaitent plus de détails sur ce secteur, je vous invite à consulter la sortie réalisée l’an passée sur la Sée et la Sélune.

 

 


Petit point sur la réglementation :

Sur les deux secteurs que nous vous proposons de découvrir (secteur en amont de Cuves), la pêche du saumon au ver et à la crevette est interdite à partir du 3ème  samedi du mois d’avril. La pêche des saumons de printemps (poissons de plus de 67cm) est ouverte jusqu’au 2ème dimanche de juin.

La pêche du saumon et de la truite de mer est interdite après le 2ème dimanche de juin.

Si vous souhaitez pêcher le castillon, (saumon de moins de 67cm) il faudra vous orienter vers la station des Pêcheries à partir du 2ème samedi de juillet pour rechercher à nouveau cette espèce. A cette période, tout poisson de 67cm ou plus doit impérativement être relâché.
Le port et l’usage de la gaffe sont strictement interdits. Enfin le nombre de saumons conservés par pêcheur et par an est de 6 dont 2 saumons de printemps maximum.

N'oubliez pas, la pêche au ver de terre est interdite avec un hameçon plus petit que la taille n°5.

Si vous souhaitez tenter votre chance, je vous invite à consulter le site Internet de la Fédération de pêche de la Manche pour vous assurer que le TAC n’est pas déjà atteint car dans ce cas, la fermeture de la pêche du saumon de printemps peut être anticipée.
 

 

Le matériel à prévoir :

 Pour le saumon, je vous invite à consulter cette même liste rédigée lors de la sortie sur la Sée et la Sélune en cliquant ici

Pour la truite :

  • Au toc, prévoir une canne d’au moins 3,9m. Si vous aimez pêcher sous la canne, une 4,5m fera alors merveille. Le corps de ligne en 18 centièmes et un bas de ligne en 16 voir 14 si les eaux sont basses convient parfaitement.
     
  •  Au lancer léger, en début de saison compte tenu des forts débits et de la hauteur des berges, une canne de 2,7 ou 3m est un plus non négligeable pour pratiquer convenablement. Une puissance en 5-15gr ou 7-21 convient à merveille. La bobine est garnie avec du 18 ou 20 centièmes en nylon. 
  • A l’ultra léger : une canne de 1,8 à 2,10m avec une puissance comprise entre 0,5-7gr et 3-10gr, avec un moulinet garnit en nylon 14 ou 16 centièmes selon si vous pratiquez à la cuillère ou au poisson nageur fera parfaitement l’affaire.
  • Les leurres : Petits poissons nageurs entre 3 et 5cm avec un petit assortiment de coulants et de suspending. Quelques grandes bavettes peuvent s’avérer utiles si les poissons sont calés dans les fosses. Prévoir des tons argentés et dorés.

    Les cuillères en taille, 1 et 0 sont à privilégier. Les palettes ongles sont les plus polyvalentes sur ces secteurs. Comme pour les poissons nageurs les feuilles de saule peuvent vous sauver la mise en pêchant un peu plus creux. Les couleurs : argent point rouge ou bleu, doré point noir, cuivre uni sont une bonne base.

 

Pour toutes vos pêches à la truite, je vous invite à écraser vos ardillons afin de relâcher les truitelles et les tacons dans les meilleures conditions.

 

 
 
Fédération de la Manche pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
16 Rue du Pont l'Abbé BP 89 - 50190 PERIERS