Reportage n°17 - L'Odon (14)

Reportage n°1 - La Touques Amont (14 et 61)
Reportage n°4 - La Touques (14)
Reportage n°8 - Le Noireau et la Druance (14)
Reportage n°10 - L'Orne (14)
Reportage n°13 - Plan d'eau du Breuil en Bessin (14)
Reportage n°14 - La Dives (14)
Reportage n°15 - L'Aure (14)
Reportage n°17 - L'Odon (14)
Reportage n°20 - L'Orne (14)
Reportage n°22 - La Dorette, le Montreuil et l'Ancre (14)
Reportage n°28 - L'Orne (14)

 Reportage n°17 - Pêche de la truite sur l'Odon (14)

 

 

 

 

 

Pour la première destination de l’année nous vous invitons à la découverte de l’Odon. Cette rivière qui termine sa course dans l’Orne à Caen recèle une belle population de fario.

C’est Mickael Delaunay, Président de l’Hameçon Versonnais qui nous emmène à la découverte des parcours de cette  AAPPMA adhérente à l’EHGO.

Sur cette partie du territoire Normand, l’Odon s’écoule dans une vallée encaissée, à chaque fois que l’on quitte la plaine pour descendre vers la rivière, on est surpris par le changement brutal de décors. La vallée est  souvent boisée sur son côté le plus escarpé et sur l’autre rive c’est un herbage qui occupe l’espace. En quelques centaines de mètres on entre dans un autre univers.

 

Station n°1 : Le Pont-Neuf - Gavrus (14)

Nous débutons à hauteur du village de Gavrus. Manu et Damien pêche en aval du Pont Neuf sur un parcours toutes techniques. Manu est au leurre et Damien au toc.

L’amont de leur secteur est constitué de courants qui se terminent dans un barrage avant de repartir de plus belle. Si les leurres de Manu ne font pas recette, les petits vers de Damien vont faire craquer plusieurs petites farios et un tacon. 

Avec Benjamin, nous pêchons la zone amont entre le pont Neuf et le pont de Mélaye. Ce secteur est un des deux parcours « No Kill » de l’AAPPMA.

 

Sur cette portion la pêche s’effectue en rive droite uniquement où en marchant dans l’eau avec des leurres ou des mouches équipées d’un hameçon simple.

La rivière fait ici 7m de largeur et la profondeur varie entre 10 et 50cm sur les zones les plus rapides, dans lesquelles la roche affleure et entre 0.4 m  et 1,3 m sur les parties plus lentes.

La baisse brutale des températures et un vent soutenu ne nous faciliteront pas la tâche. Mickaël qui connait bien sa rivière nous donnera de nombreuses anecdotes relatives aux pêches à la mouche qu’il pratique sur ce secteur.

La mise en place du « no kill » a permis  d’augmenter non seulement le nombre des poissons mais aussi la taille. Les truites entre 25 et 30 cm ne sont pas rares et les plus gros spécimen avoisinent les 40 cm, si l’on ne tient pas compte des truites de mer qui arrivent à partir du mois de juin.

Pour le moment, seuls les petits poissons sont en activité et encore les touches sont bien timides. Je rate une très jolie touche au leurre souple, et prend deux petits poissons sur une cuillère tournante. De son côté Benjamin manque plusieurs touches sur ces poissons nageurs. Nous sommes un peu tôt en saison, mais il est certain que pratiquer à l’ultra léger où à la mouche en remontant dans l’eau pendant les journées ensoleillées, ce parcours doit être un vrai régal. La progression y est facile, les coups relativement dégagés et l’ombrage offert par la végétation appréciable par forte chaleur.

 

Station n°2 : Mouen/Fontaine-Etoupefour (14)

Nous nous dirigeons ensuite plus en aval pour rejoindre le secteur de Mouen/Fontaine-Etoupefour.

Benjamin et Damien optent pour le « parcours des caravanes » au toc, tandis qu’avec Manu nous remontons vers le « parcours des carrières de Mouen ».

Sur la partie aval, la rivière s’écoule en faisant de jolis méandres qui donnent naissance à une succession de courants et de profonds pour ensuite s’assagir, le tout bordé de nombreux arbres.

L’eau claire nécessite tout de même une approche soignée et la végétation est souvent bienvenue. Manu va tenter le coup en Sèche en aval des carrières, les bois de part et d’autres de cette vallée encaissée mettent le secteur à l’abri du vent froid qui va perdurer toute la journée.

Sur les parties les plus lentes on pourra observer jusqu’à cinq poissons gobeurs en même temps. Mais l’approche n’est pas simple et les poissons seront un peu trop sélectifs pour les mouches de Manu.

Pour ma part, l’option pêche en nymphe au fil des parties les plus courantes est  plus rentable. Les courants dans les bois sont magnifiques à pratiquer de la sorte. La rivière y est un peu plus large, les coups marqués et l’espace suffisamment dégagé pour assurer une pratique aisée au fouet. Je vais toucher ainsi une quinzaine de poissons avec dans le lot 4 poissons corrects et un joli va me fausser compagnie prématurément.

Plus en aval, Damien et Benjamin vont également toucher pas mal de truites dont certaines jolies.

 

Station n°3 : Verson/Bretteville-sur-Odon (14)

Nous nous rendons une nouvelle fois encore plus en aval au niveau de Verson/Bretteville-sur-Odon.

Nous sommes aux portes de Caen et le secteur est beaucoup plus urbanisé notamment dans sa partie aval.

La présence de biefs encore alimentés par l’Odon réduit la quantité d’eau qui passe dans la rivière. Elle est donc moins large et moins profonde que sur les secteurs précédents.

La population piscicole se diversifie un peu sur ce secteur avec la présence de chevesnes, de vandoises et de très nombreux vairons.

Le faible débit et la présence d’une végétation de rives importante réduit les nombre de posts à prospecter depuis la berge.

Pour être bien pratiqué, je recommande ce parcours en remontant dans l’eau à l’ultra léger le matin de bonne heure où en sèche pour le coup du soir suite à une journée un peu chaude. Seul Benjamin au toc va toucher une jolie truite et manquer deux autres touches.

Pour retrouver tout les parcours  en cartographie de l’Hameçon Versonnais, je vous invite à suivre le lien suivant sur le site de la FEDE 14.

http://www.federation-peche14.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=61:aappma-l-hamecon-versonnais-ehgo&catid=36:orne&Itemid=37

 

Le matériel à prévoir :

Pour le toc, une canne de 3,9m avec un corps de ligne en 16 centièmes et une pointe en 14 fera parfaitement l’affaire. Au niveau des esches, de petits vers de terreau et une boîte de teigne et vous êtes prêts à en découdre.

Pour le leurre, par eaux fortes en début de saison, une canne de 2,5 m permet de pratiquer depuis les berges élevées avec efficacité. Le moulinet en taille 2000 est garni avec du nylon en 18 centièmes où une petite tresse  en 8 ou 10 centième avec un bas de ligne en fluoro en 18 ou 20 centièmes.

Une fois le niveau d’étiage atteint et les eaux claires une canne de 1,8 m avec un moulinet garnit en 14 centièmes prendra avantageusement le relais pour les pêches en progressant dans l’eau. Une série de petits poissons nageurs de 3 à 5cm dans les tons dorés et argentés sera complétées par une série de petits leurres souples dans les mêmes tailles avec des tons naturels montés sur des têtes plombées de 1,5gr à 3,5gr. Un jeu de cuillères 0 et 00 dorées et cuivrées est à prévoir car il semblerait que les poissons y soient très sensibles.

Pour la mouche,

En sèche une canne courte est recommandée entre 6 et 8 pieds pour soir de 3 ou 4. Les imitations de sedges sont les plus polyvalentes à condition de les prévoir dans des tailles variées de 12 à 16. Mickaël qui pratiquent pas mal ces parcours est fan du chevreuil…

En nymphe, j’ai pratiqué avec une 11 pieds en soie de 4. Les nymphes casquées avec des billes en tungstène de 2,8 et 3,3 mm avec un thorax orange et du lièvre ou du cul de canard gris pour le corps ont fait des merveilles.

 

 

 

 
 
Fédération de la Manche pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique
16 Rue du Pont l'Abbé BP 89 - 50190 PERIERS