Un 4ème reportage au coeur des méandres de l’Orne

Jeudi 12 octobre 2017

Pour notre sortie carnassiers automnale, nous vous proposons la découverte de l’Orne entre les communes d’Ecouché et Mesnil Glaise. Nous vous proposons deux secteurs avec des profils biens différents.

Premier parcours : 

Nous débutons la pêche sur la D29 entre Ecouché et Serans. Même si ce parcours de 2,5km a une population de carnassiers variée, compte tenu des conditions d’eau, basses et claires, nous préférons nous concentrer sur les perches et les brochets. Les jolis sandres se laissent davantage tenter lors des périodes de crue. Nous découvrons ce secteur de la Gaule Ecubéenne (AAPMA adhérente à l’EHGO) directement au niveau du pont. Alexis capture d’entrée une série de petites perches en amont de l’ouvrage, tandis que je me fais trancher net au premier lancer …le ton est donné. Dans la fosse en aval du pont nous allons trouver des perches de taille moyenne, apercevoir un joli banc de gros chevesnes.

Benjamin prend une très jolie touche dans le milieu de cette fosse qui fait environ 15 mètres de longueur par 6 de largeur et un peu moins de 2m de profondeur. Nous quittons ensuite le bourg pour descendre dans les pâtures. Passé le grand méandre an aval, la rivière s’élargie (entre 15 et 20m) et des aulnes colonisent les berges. Un nombre important d’écrevisses Américaines peut être observé le long des bordures dont certaines d’une taille assez conséquente. Si vous comptez faire une pêche ludique en famille, un après-midi, une série de balances vous assurera le repas du soir. Sur ce linéaire, les postes principaux sont constitués par les racines en bordure, quelques arbres tombés dans l’eau ainsi qu’une jolie série de fosses situées dans les méandres prononcés. L’absence de courant rend la recherche plus difficile. Je vais toucher un petit brochet en recherchant les perches au poisson nageur tout comme Aurélien un peu plus tôt.

Nous descendons le parcours rive droite, les fosses situées à mi-parcours « sentent » bon le sandre. Je serai curieux d’aller y balader des leurres souples pendant une décrue. Tant que la pluie se fait attendre, je vous encourage à rechercher les brochets aux poissons-nageurs en sachant que la profondeur est d’environ 2m.

Nous reprenons ensuite les véhicules direction Mesnil Glaise. Nous nous arrêtons rive gauche au lieudit Bernay. Dans le programme, nous devions pêcher la grande pâture en aval de la ruine. Manque de chance, une entreprise travaillait sur les embâcles générés par d’énormes arbres dans l’eau. Mais rassurez-vous, nombreux sont les postes encore présents ! Sur cette portion, l’Orne s’écoule au fond de la vallée avec des prairies d’un côté et des escarpements boisés de l’autre. Hors période de travaux : calme assuré… Depuis la fin du chantier de belles perches et de jolis brochets, dont un de plus d’un mètre y ont été capturés.

Deuxième parcours :

On passe donc directement au plan C : direction Mesnil Glaise. L’AAPPMA la Gaule Argentanaise (adhérente à l’EHGO) y gère un kilomètre de parcours en amont du pont rive gauche. L’arasement de l’ancien barrage a redynamisé la rivière tout en permettant aux poissons de circuler plus librement.

Ce secteur est davantage peuplé en brochets et en perches. Les Sandres s’y font discrets. Nous commençons par la fosse de l’ancien seuil à l’aplomb du château de St Roch. Nous voulions absolument prendre les belles perches emblématiques de l’Orne. A part quelques zébrées moyennes, nous trouvons des brochetons de l’année partout ! Je n’avais jamais vu une telle densité de brochets issus de reproduction naturelle. Nous allons tous avoir des touches, sur toutes sortes de leurres.

Ces poissons, bien que de taille modeste, laissent présager un avenir sympa ainsi que la présence de géniteurs sans le moindre doute. En partant vers l’amont en rive gauche depuis l’ancien barrage, vous cheminez sur un sentier boisé. La rivière large d’à peine 20 mètres permet de pratiquer toutes les techniques. Les secteurs peu profonds avec des fonds parsemés de cailloux alternent avec des profonds bordés de saules et d’aulnes immergés. Le cadre est juste magnifique. Si vous y aller l’hiver prévoyez de pratiquer aux heures les plus chaudes car la vallée est vraiment encaissée. En cas de débit importants, les brochets et les perches se concentrent dans les amortis derrière les arbres immergés.

Le matériel à prévoir :

Il y a deux pêches bien distinctes possibles :

Pour les perches : une canne de 2,10m de puissance 2-10gr permet d’alterner leurre souple et petit poissons nageurs. Le moulinet en taille 2000 est garnit en tresse de 8 ou 10 centièmes et les bas de ligne sont en 20 centièmes. Un assortiment de têtes plombées entre 1,5 et 4 gr permet de couvrir pas mal de situations. Les leurres sont constitués majoritairement de shads de 3 à 5cm dans les couleurs naturelles et plus flashy. Pendant la sortie, les tons bruns paillettes rouge, les tons gris et les tons vert-translucides ont un peu plus de succès. Prévoyez quelques micro-jigs agrémentés de petites écrevisses. Au niveau des poissons nageurs des petits crankbaits plongeants entre 1m et 1,5m sont parfaits dans la plupart des situations.

Pour les brochets et les sandres, une canne spinning ou casting en 15-60gr d’environ 2,2m est selon moi le meilleur compromis longueur puissance pour proposer des leurres souples de 10 à 15cm plombés assez légers (entre 3 et 10gr) en raison des profondeurs modestes. Le moulinet est garnit avec une tresse en 20 centièmes. Cet ensemble permet également de proposer des poissons nageurs assez conséquents de 10 à 13cm qui nagent entre 60cm et 1,5m en particulier dans ces périodes d’eau claire. Des crankbaits évoluant à 2m, ou un peu plus, de couleur fluo feront la différence en début de saison. Prévoyez également des spinnerbaits de 10 ou 14gr pour pêcher les branches noyées et les bordures de racines.

Dans tous les cas une épuisette avec un manche télescopique est fortement recommandée.

Pêcher les écrevisses :

Sachez que pour la pêche des écrevisses, vous devez vous munir d’une carte de pêche. Si les premières se font prendre au printemps, je vous conseille d’attendre la mi-mai pour tenter votre chance. Pour les attirer rapidement, n’hésitez pas à utiliser des poissons odorant à chair grasse et/ou salés comme les poissons marins et faites preuve de patience entre les relevés (3 à 7 minutes selon l’activité et l’abondance du moment).

Vidéo du reportage :

Une nouvelle fois, nous remerçions Romain PINTASSILGO pour son accompagnement et le travail réalisé pour concevoir ce nouveau reportage halieutique normand.

Bon visionnage !

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